Au-delà de l'Arc-en-ciel


Mathusalem


« Tous les jours de Mathusalem furent de

neuf cent soixante-neuf ans, après quoi il mourut. »

(Genèse 5.27 ~ Traduction du Rabbinat)

Mathusalem

Est-ce une bénédiction de vivre très âgé ?

La Bible ne semble pas nous le suggérer au vu des patriarches qui se succèdent après avoir vécu plusieurs centaines d'années sans connaître autre chose que la mort.

Un sur dix échappa à la mort, Hénoc, le père de Mathusalem, qui vécut le moins longtemps pour être enlevé par Dieu à l'âge de 365 ans.

Faut-il voir dans cette proportion de 1 sur 10 une signification particulière ?

Un sur dix c'est le dizième, ou la dîme, la part réservée à Dieu.

Qu'advient-il des neuf dizièmes restant ?

Tous moururent les uns comme les autres, et l'âge de Mathusalem à la fin de sa vie, 969 ans, est en soi bien symbolique : il compte deux foix le chiffre 9 venant encadrer un 6, chiffre correspondant au sixième jour de la Création qui vit la formation de l'Homme.

9 6 9 ... c'est l'Homme encadré par une destinée dans laquelle la fin et le commencement sont identiques.

Selon la Bible, Mathusalem est mort en l'an 1656, l'année du Déluge.

Issu des eaux de la matrice, il finit sa longue vie dans les eaux du Déluge ...

Comment changer cette destinée afin de connaître la fin d'Hénoc plutôt que celle des neuf autres patriarches ?

La fin d'Hénoc n'en est pas une puisque la Bible nous dit qu'il « disparut, Dieu l'ayant retiré du monde. » (Genèse 5.24)

Retiré pour aller où ?

Dans la cité céleste dont ont rêvé des générations entières d'hommes et de femmes vivant dans l'espérance de la vie éternelle ?

Et Mathusalem, lui dont le père vécut en alliance avec le Seigneur, à quoi rêvait-il ?

Il ne rêvait pas comme son père !

Il est écrit à propos d'Hénoc qu'il « se conduisait selon Dieu ».

Hénoc rêvait du jardin d'Eden, de ce paradis terrestre qui était déjà un lointain souvenir enfoui dans l'inconscient de l'humanité.

Mathusalem, malgré sa longue vie, n'a pas réanimé ce rêve merveilleux : il s'est contenté de vivre en ce monde et pour ce monde.

Il n'a pas cru qu'il pouvait exister un autre monde, un Royaume où Dieu l'attendait.

Combien ont ainsi vécu, et combien vivent encore de nos jours des décennies, parfois centenaires, sans avoir cru à autre chose que la triste réalité de ce monde ?

Les années se sont écoulées et rien ne s'est passé.

Leurs vies se sont succédées comme autant de gaspillages, n'ayant pas compris que ces décennies qui nous sont offertes ne sont qu'une partie d'un tout beaucoup plus vaste qui nous est proposé : la vie éternelle !

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3.16)


LA GENESE : BERECHIT

Traduction du Rabbinat :

5.1 à 5.32

Ceci est l'histoire des générations de l'humanité. Lorsque Dieu créa l'être humain, il le fit à sa propre ressemblance.

Il les créa mâle et femelle, les bénit et les appela l'homme, le jour de leur création.

Adam, ayant vécu cent trente ans, produisit un être à son image et selon sa forme, et lui donna pour nom Seth. Après avoir engendré Seth, Adam vécut huit cents ans, engendrant des fils et des filles. Tout le temps qu'Adam vécut fut donc de neuf cent trente ans ; et il mourut.

Seth, ayant vécu cent cinq ans, engendra Énos. Après avoir engendré Énos, Seth vécut huit cent sept ans, engendrant des fils et des filles. Tous les jours de Seth furent de neuf cent douze ans, après quoi il mourut.

Énos vécut quatre-vingt-dix ans, et engendra Kênân. Enos vécut, après avoir engendré Kênân, huit cent quinze ans ; et il eut des fils et des filles. Tous les jours d'Énos furent de neuf cent cinq ans, après quoi il mourut.

Kênân, ayant vécu soixante-dix ans, engendra Mahalalêl. Kènan vécut, après la naissance, de Mahalalêl, huit cent quarante ans, et eut des fils et des filles. Toute la vie de Kênân fut de neuf cent dix ans, après quoi il mourut.

Mahalalêl, ayant vécu soixante-cinq ans, engendra Yéred. Mahalalél, après avoir engendré Yéred, vécut huit cent trente ans, et engendra des fils et des filles. Tous les jours de Mahalalèl furent de huit cent quatre-vingt-quinze ans, puis il mourut.

Yéred, ayant vécu cent soixante-deux ans, engendra Hénoc. Yéred vécut, après la naissance d'Hénoc, huit cents ans ; il eut des fils et des filles. La vie entière de Yéred fut de neuf cent soixante-deux ans, après quoi il mourut.

Hénoc vécut soixante-cinq ans, et engendra Mathusalem. Hénoc se conduisit selon Dieu, après avoir engendré Mathusalem, durant trois cents ans, et engendra des fils et des filles. Tous les jours d'Hénoc furent de trois cent soixante-cinq ans ; Hénoc se conduisait selon Dieu, lorsqu'il disparut, Dieu l'ayant retiré du monde.

Mathusalem, ayant vécu cent quatre-vingt-sept ans, engendra Lamec. Mathusalem vécut, après avoir engendré Lamec, sept cent quatre-vingt-deux ans ; il eut encore des fils et des filles. Tous les jours de Mathusalem furent de neuf cent soixante-neuf ans, après quoi il mourut.

Lamec, ayant vécu cent quatre-vingt-deux ans, engendra un fils. Il énonça son nom Noé, en disant :

" Puisse-t-il nous soulager de notre tâche et du labeur de nos mains, causé par cette terre qu'a maudite l'Éternel ! "

Lamec vécut, après avoir engendré Noé, cinq cent quatre-vingt-quinze ans ; il engendra des fils et des filles. Toute la vie de Lamec fut de sept cent soixante-dix-sept ans ; et il mourut.

Noé, étant âgé de cinq cents ans, engendra Sem, puis Cham et Japhet.


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