Au-delà de l'Arc-en-ciel


Parashat Noa'h


« Voici les enfantements de Noah ... »

(Genèse 6.9 ~ Traduction André Chouraqui)

L'arbre de vie ...


Une "parasha" est un extrait de la Torah formant une unité avec une cohérence interne.

Ceci correspond en français à la péricope qui peut être lue indépendamment de son contexte.

La "parasha" (pluriel : parashiot ou parashiyyot) est l'unité traditionnelle de division des cinq premiers livres de la Bible hébraïque qui forment la Torah.

C'est la seule division admise dans le judaïsme qui soit fondée sur le texte massorétique. Cette division est indépendante de la numérotation des chapitres et des versets couramment utilisée et qui ne fait pas partie de la tradition des Massorètes.

La Parasha de la semaine est la section de la Torah lue publiquement par les Juifs lors de chaque Sabbath, de façon à lire toute la Torah en 54 semaines.

Ainsi, "Parashat Bereschit" couvre les chapitres 1 à 5 de la Genèse et s'arrête en Genèse 6.8.

"Parashat Noa'h" commence en Genèse 6.9 pour s'achever en Genèse 11.32.

"Parashat Noa'h" traite de l'histoire de l'humanité, au travers de celle de Noé, avant de se tourner vers celle d'Abraham à partir du chapitre 12 de la Genèse.

En commençant par « Voici les enfantements de Noah ... », l'histoire de Noé semble annoncer une généalogie.

Toutefois celle-ci se limite à l'énumération des trois fils de Noé en Genèse 6.10, ce qui se suffit en soi dans la mesure où ces trois personnages sont d'un point de vue biblique à l'origine des différentes races qui vont peupler la terre.

Ainsi, nous serions tous dans le monde des fils de Noé : "Bnei Noa’h".

Tous ?

Non, si l'on considère que cette appellation est réservée aux non-juifs qui respectent sept commandements : les 7 lois de Noé.

– L’obligation d'instaurer des tribunaux,
– L’interdiction du blasphème du Nom divin,
– L’interdiction de l’idolâtrie,
– L’interdiction du meurtre,
– L’interdiction des unions immorales,
– L’interdiction du vol,
– L’interdiction de consommer une partie arrachée d'un animal vivant.

Quels sont les fondements bibliques de ces prescriptions ?

Il s'agit d'interprétations de différents textes qui conduisent à donner force de loi à des dérives idéologiques.

Celles-ci existent ... on ne peut les nier.

Mais chacun ne doit-il pas rester libre de s'y astreindre ... ou de s'en libérer pour chercher Dieu "en Esprit et en Vérité" ?

Indépendamment de ces prescriptions, nous sommes tous des fils de Noé tout comme nous le sommes du couple primordial Adam-Eve.

Les différences de races qui allaient se préciser par la suite n'ôtent en rien la parenté commune de Noé.

Il est écrit de Noé qu'il était juste et intègre, se différenciant du reste de l'humanité pervertie.

Chaque être humain dispose ainsi dans son patrimoine génétique d'une infime parcelle de justice et d'intégrité héritée de cet ancêtre commun.

Il incombe à chacun de la faire fructifier !


Traduction d'André Chouraqui

Déluge : 6.1 à 6.22

Parashat Bereshit

Et c’est quand le glébeux commence à se multiplier sur les faces de la glèbe, des filles leur sont enfantées. Les fils des Elohîms voient les filles du glébeux : oui, elles sont bien. Ils se prennent des femmes parmi toutes celles qu’ils ont choisies.

IHVH-Adonaï dit : « Mon souffle ne durera pas dans le glébeux en pérennité. Dans leur égarement, il est chair : ses jours sont de cent vingt ans. »

Les Nephilîm sont sur terre en ces jours et même après : quand les fils des Elohîms viennent vers les filles du glébeux, elles enfantent pour eux. Ce sont les héros de la pérennité, les hommes du Nom.

IHVH-Adonaï voit que se multiplie le mal du glébeux sur la terre. Toute formation des pensées de son cœur n’est que mal tout le jour. IHVH-Adonaï regrette d’avoir fait le glébeux sur la terre : il se peine en son cœur.

IHVH-Adonaï dit : « J’effacerai le glébeux que j’ai créé des faces de la glèbe, du glébeux jusqu’à la bête, jusqu’au reptile, et jusqu’au volatile des ciels. Oui, j’ai regretté de les avoir faits. » Mais Noah trouve grâce aux yeux de IHVH-Adonaï.

Parashat Noa'h

Voici les enfantements de Noah, Noah est un homme juste, intègre, en ses cycles : Noah va avec l’Elohîms. Noah fait enfanter trois fils, Shém, Hâm et Ièphèt.

Mais la terre se détruit en face de l’Elohîms, la terre se remplit de violence. Elohîms voit la terre et voici, elle est détruite. Oui, toute chair avait détruit sa route sur la terre.

Elohîms dit à Noah : « Le terme de toute chair est venu en face de moi : oui, la terre est pleine de violence face à eux. Me voici, je les détruis avec la terre. Fais-toi une caisse en bois de cyprès. Tu feras la caisse de cellules. Asphalte-la à l’intérieur et à l’extérieur avec de l’asphalte.

Et telle, tu la feras, longueur de la caisse, trois cents coudées ; sa largeur, cinquante coudées ; sa taille, trente coudées. Tu feras une lucarne à la caisse et l’achèveras, d’une coudée, en haut. Tu mettras l’ouverture de la caisse sur le côté. Tu feras des soupentes, des secondes, des troisièmes.

Et moi, me voici, je fais venir le déluge, les eaux sur la terre, pour détruire toute chair ayant souffle de vie sous les ciels. Tout ce qui est sur terre agonisera.

Je lève mon pacte avec toi, tu viendras vers la caisse, toi, tes enfants, ta femme, les femmes de tes fils avec toi. Tu feras venir dans la caisse de tout vivant, de toute chair, deux de chaque pour vivifier avec toi : ils seront mâle et femelle, le volatile pour son espèce, la bête pour son espèce et tout reptile de la glèbe pour son espèce. Deux de chaque viendront vers toi pour vivifier. Et toi, prends pour toi de tout manger qui sera mangé ; ajoute-le à toi ; pour toi et pour eux, il sera à manger. »

Noah fait tout ce que lui a ordonné Elohîms. Il fait ainsi.


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